Dans une pétition signée par 130 locataires du projet de construction de 130 logements à la cité Sakia El Hamra, dans le cadre du programme quinquennal 2005/2009, les propriétaires dénoncent une injustice inqualifiable. Si la patience a des limites, dit-on, mais comment peut-on définir ces limites, si l’on prend en compte les conditions, qui sont dans certains cas multiples est souvent pénibles à surmonter ?
Le projet a commencé en 2006, pour un délia de réalisation »clé en main » en 18 mois. En d’autres termes plus accessibles à tous, les bénéficiaires auraient occupé leur logement, au plus tard, avant la fin de l’année 2008, en considérant tout le retard qu’il pouvait enregistrer. Malheureusement, comme l’impunité est devenu une motivation, le projet a connu obstacles que nulle expression ne peut qualifier. En 2009, alors que les bénéficiaires attendaient impatiemment avec leurs familles d’etre relogés et rassuré, le projet a été interrompu, ensuite totalement abandonné, avec un taus de réalisation de 40/pc seulement.
En 2010, voyant leurs patiences au bord des limites, les souscripteurs ont décidé d’occuper leurs logements pour prendre en main les travaux qui restent, ce qui été impossible. Il n’y avait ni portes, ni fenêtres, ni installations gaz, électricité ni eau potable, ni assainissement.
Des requêtes ont été une fois de plus écrites à qui de droit. La direction de l’urbanismre a réagi en adressant 03 mises en demeures à l’entrepreneur, le blâmant de l’arrete subite des travaux et le non respect des conditions consignées dans le cahier de charge. Le promoteur a été ainsi sommé de relancer les travaux et activer dans la livraison du projet tout entier, clé en main, à défaut d’annuler son contrat et remettre le projet à un autre entreprise.
Des avertissements qui n’ont provoqués aucune réaction. Le projet qui a provoqué des préjudices moraux et sociaux sérieux, à des dizaines de familles, a au contraire prolongé les souffrances. Les travaux ont carrément été abandonnés, exhibant un affront outrageux et provocateur de la part de l’entrepreneur. L’attente était très longue, la patience était sur des braises. Un retard de quelques mois, d’une année peut être ou 2 ou 3, serait facilement admissible, mais quand il dépasse 19 ans, il devient une pure torture, un je m’en foutisme caractérisé, qui pénalise des citoyens dans leurs propres droits les plus légaux.
Les cris ont continué par des voies légales. Les services de la wilaya ont chargé la direction de l’urbanisme de prendre en charge le projet, dans le cadre de l’aide de la CNL. En 2019, le mois d’avril exactement, une réunion a été provoqué au siège de la direction de l’urbanisme, en présence de l’entrepreneur, l’obligeant à signer un engagement pour la réalisation de l’eclairage public, finir les terrasses et peindre les murs. Sauf que la situation est restée stagnée. L’entrepreneur a continué de négliger chaque démarche que les autorités différentes entreprennent. L’impunité »durable » a drôlement façonné un droit d’etre irresponsable, d’etre négligeant et de ne pas respecter les lois. Aucun engagement n’a été respecté. Le mois de novembre de la même année 2019, des représentants ont vu le wali, qui a prévu une rencontre le promoteur pour le rappeler sa rupture à ses engagements et de sa responsabilité de rembourser toutes les dépenses engagées par la direction de l’urbanisme.
Le promoteur a fini ce jour par certifier son engagement à terminer les travaux dans un délai d’1 mois, engagement qui, une fois de plus, n’a pas été respecté.
Cette manière d’agir impunément, a impacté sur les contrats de propriétés qui restent suspendus jusqu’à l’emission d’une attestation de conformité, chose qui ne sera possible que si le promoteur aura rendu l’argent dépensé par les services de la wilaya. D’ici là, ls souffrances des locataires continueront leur chemin vers la production d’un miracle.
Djillali Toumi
