Un véritable drame. Chaque saison, les abeilles subissent un massacre sans précèdent. Les cris des apicultures de chaque année aux différentes autorités publiques, les enquêtes « protocolaires » des services concernés donnent l’apparence d’un seau troué qui refuse de se remplir. Une volonté stérile et sans effet de lutter contre un crime écologique, qui affecte la vie des abeilles et celles de ses voisines, considérées » indispensables » dans l’equilibre des écosystèmes.
Comme si la nature n’a pas suffi à elle seule par une menace consente de la sècheresse qui a frappé la région depuis plusieurs années et le cauchemar d’un réchauffement climatique qui menace sans arrêt l’ecosysteme, l’activité humaine vient en renfort pour donner un coup tordu fatal à la préservation des abeilles.
L’usage de pesticide dangereux interdit à la commercialisation par des fellahs indélicats et irresponsables, semble de son coté persister à contre courant comme un affront déclaré contre toute lois ou instructions visant à protéger les abeilles d’un massacre orchestré par l’indifference et l’impunité. La vente » libre » de ces pesticides interdits dans le monde par des commerçants agréés de vente de produits agricoles reste un mystère lancinant à la wilaya de sidi bel abbés. Les régions de Telagh, Oued Sefion et Djoueher à la daïra de sidi Lahcen sont exposées au quotidien à réelles pratiques de destructions.
Le taux de mortalité de ces insectes polinisateurs est extravagant. Des centaines de ruches sont menacées et des dizaines de ruchers risquent de disparaitre, impactant de la sorte, non seulement un écosystème déjà fragile, mais la production de miel, la vie des apiculteurs et de leurs familles, de l’economie et de la santé humaine, vu l’importance nutritionnelle de cet aliment divin.
Des questions s’imposent. D’ou viennent ces produits dangereux interdits mondialement par l’OMS ? Qui les introduits ou les fabriques ? Qui est chargé du contrôle et du suivit en cas d’infraction ? Quelles ont étés les mesures engagées jusqu’ici pour que ces pratiques persistent et prennent le déçus devant l’obligation d’un engagement sérieux et respectueux de l’environement ?
Les réponses, à priori, peuvent être multiples, mais seule une solution est équitable et pratique. Il faut respecter » à la riguer » les lois en vigueur. Et dans ce respect, l’impunité pérenne n’a certainement pas de place, sinon, ces des lois emboitées comme c’est le cas d’aujourd’hui, malheureusement. À bon entendeur.
Djillali Toumi
