Comme chaque année et à la même journée, c’est à dire le 14 mars,le pays célèbre cette journée dédiée exclusivement aux personnes handicapées et c’est aussi une occasion d’évaluer  leur niveau d’insertion , la scolarisation et le taux d’avancement des aménagements spécifiques qui sont à prendre en charge et surtout de s’enquérir de leur nombre réel en constante croissance mais aussi de faire le constat sur les normes et règles  relatives qui régissent cette frange de la population.Il est clair que le nombre de deux millions au niveau national est approximatif puisque ne reflète guère  la réalité sur le terrain, soulignent les spécialistes. Cette journée est une autre occasion pour nous rappeler notre devoir et obligation vis à vis de  toutes les catégories des handicapés.

A sidi bel-abbes et à l’instar des autres wilayas,qui compte un nombre considérable d’handicapés,  il est fait part de 4154 handicapés moteurs, 1630 handicapés de vue (aveugle), 657  Sourd-muets et 3934 handicapés mentaux et  258 autres ayant “polyhandicap”   soit un total de 10633 recensés en 2011 , à cela s’ajoute une centaine de personne qui ont recu leur carte d’invalidité toujours dans la meme année écoulée. Si les sourds et muets sont parfaitement adaptés à la vie active grâce à leur association dirigée d’une main de maitre par un président et élu dit-on , et d’ailleurs c’est la seule commune au niveau national qui dispose d’un poste budgété supplémentaire dit-on ,dédié à son interprète et que beaucoup ironisent que c’est la seule commune qui dispose d’un élu “extra”, par contre s’agissant des autres formes d’handicapées , beaucoup reste à faire pour l’épanouissement effective de cette autre  catégorie de personne (moteur, aveugle et retardé mentaux). Tout à l’heure la radio signalait que toute  une famille handicapée localisée au sud de la ville  s’est manifestée en cette journée nationale alors que d’autres plus au sud de la wilaya sont des situations des plus alarmantes signale-t-on. En effet, parlant des aménagements que devait réaliser les institutions étatiques ou privées pour leur faciliter l’accès ,il n’en demeure qu’un nombre important des ces structures n’ont pas encore ou font fi des règles et lois élémentaires qui les obligent depuis 2011, par exemple à réaliser  une voie adéquate aux personnes sur chaise roulante.Les structures qui ont aménagé ces voies carrossables se comptent sur les bouts des doigts.La mobilisation de quelques associations  n’ont su venir à bout d’une forme d’exclusion sociale particulièrement difficile .Même si on apprend aujourd’hui que l’état va revaloriser l’allocation de cette couche sociale défavorisée estimée actuellement  à4000 Da, ça reste au dessous du minimum vital surtout pour celui qui est handicapé moteur et n’a d’autres revenues que cette allocation. N’en parlant pas des structures d’accueil (scolarisation spécifique) qui sont en manque flagrant dans le pays

Hormis l’école des sourds et muets de Gambetta qui organise aujourd’hui une manifestation en faveur de cette couche invalide physiquement, la directrice  active pour la promotion des droits des handicapés à la scolarisation mais faut -il le souligner l’handicap est une affaire de tous et toutes ,il est impératif qu’on doit prêter toute  l’attention nécessaire en vue de faire évoluer les choses dans la bonne direction.

Cette journée  nationale est  l’occasion idéale pour réaffirmer certaines valeurs de base  tels que le respect et la dignité due à toute personne handicapée  .