Le commerce informel : C’est l’illégalité qui prend le dessus

Le commerce informel que l’on croyait en voie d’éradication, depuis l’annonce d’opérations musclées commencées il y a deux ans contre ses innombrables marchés et étalages de rues, connaît en ce Ramadhan un nouvel essor, perceptible dans tous les endroits publics squattés par les vendeurs illégaux qui proposent toutes sortes de marchandises, importées le plus souvent. C’est le signe évident de l’inefficacité des services de l’Etat à mener à bien une action qui relève à la fois de la salubrité publique et de la défense de l’économie nationale. Ni l’une ni l’autre de ces motivations ne semblent suffisantes à convaincre de l’urgence, pour les pouvoirs publics, à intervenir sur ce fléau. Un grand plan de «nettoyage» avait été lancé il y a deux ans pour débarrasser  tous les centres urbains du pays du commerce de rues, mais, à ce jour, celui-ci prospère, de plus belle d’ailleurs, dans l’informel au détriment des commerçants qui s’acquittent de leurs obligations légales et de la production nationale soumise à une concurrence déloyale. Le plan de lutte contre l’informel a échoué, tout comme a échoué le fameux «nettoyons les villes !» qui consistait pourtant, seulement, à ramasser les ordures et laver les trottoirs, une opération sans «ennemi » réel et donc sans risque et qui, au contraire, rencontre l’adhésion de tous, mais là aussi l’inefficacité des services de l’Etat reste inexpliquée. Depuis des années, durant le Ramadhan, le ministère du Commerce bat tous les records de publication de communiqués sur le «contrôle de la qualité» et sur la «répression de la fraude», mais jamais il n’a pu surveiller la sphère informelle, tout simplement parce qu’elle ne relève pas de ses prérogatives ; heureusement pour ses agents, à qui est épargnée la mission impossible de faire respecter la loi algérienne qui interdit toute vente et tout commerce non déclaré et autorisé. Dans la «drôle» de guerre menée contre l’informel, c’est l’illégalité qui prend le dessus. Las d’attendre, déçus par l’inefficacité des pouvoirs publics et attirés par le gain facile, des pans entiers du secteur formel, producteurs et commerçants, se sont mis à fournir le marché informel, rendant la tâche plus difficile qu’il y a deux ans. Cela s’appelle : une dégradation de la situation.

marché
K. M.


le 19 juillet 2014


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19 juillet 2014

1 Commentaire pour “Le commerce informel : C’est l’illégalité qui prend le dessus”

  1. tlscontact

    l’informel une pseudo élite en parle. mais personne ne sait c’est quoi exactement
    ça crée des confusions c’est pourquoi on ne peut agir.
    l’informel c’est celui qui pose sa marchandise dehors?
    L’informel c’est celui qui vend sans avoir un registre de commerce?
    L’informel c’est celui qui ne veut pas payer les impôts?
    l’informel c’est le circuit qui concurrence les barrons de l’import import?
    Pour résoudre ce problème il faut donner au chose de petite définition..
    Commencer par apprendre a ne pas déposer de la marchandise neuf dehors exposée au soleil a l’humidité et a la poussière.
    Pourquoi ces gens ne trouvent pas de locaux pour vendre produits?
    Tourner a bel abbes a 11 heures et noter le nombre de magasins fermés.
    Ou sont passés les magasins que l’état a construit et qui les a vendu pour être en activité. T’as pas le droit d’acheter une terre et la mètre en jachère, comme tu n’as pas le droit d’acheter un local et le fermer pour ensuite le revendre au triple du prix??
    Ni l’opgi ni la cnep n’ont le droit de vendre ces locaux.Elle l’offre a la commune qui va les mettre en location publique en enchère.
    Si la location du local est garantie par la mairie, le maire dans ce cas peut intervenir car le commerçant du trottoir n’a aucune excuse. ”tu veux vendre ton pain ton poisson tes légumes déposes ta résidence demande une location de la mairie va prendre un registre de commerce sans impôts jusqu’à ce que tu auras stabilisé ton commerce.
    la situation grave qu’on vit c’est a cause de la vente des biens de l’état..
    Il faut commencer par lancer la brigade du commerce
    . Un commerce est un service il doit respecter les heures du travail. Tout local fermé est considéré comme jachère le propriétaire soit il doit l’offrir a la location selon un barème national.
    il ne faut geler la vente des locaux construit par la finance publique. Si tu veux un local a toi construis le de ta poche, y’a les banques qui offrent les prêt donc y’a pas d’excuse

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