Rien ne vaut l’aveuglante chaise de la gouvernance, l’état est désormais disposé à dépenser sans craindre la crise économique, à céder les trottoirs et tout espace squatté par l’informel. Pourvu que ce citoyen soit suffisamment occupé pour permettre aux magouilleurs de préparer tranquillement la reconduction.  Depuis le recensement des squatteurs de l’espace de la coupole aux fins de libérer ce cœur fragilisé de la ville, la mollesse de l’intervention des autorités a servi de passage du mauvais au pire. L’informel se propage comme une gangrène étouffant l’entourage vital.

Aucune mesure n’a jusque là, arrêté cette drainée, l’effusion de l’informel a atteint une proportion effrayante. La ville est envahie par des carrosses et des étalages à même le sol, occupant tous les espaces piétons jonchant la rue Didouche Mourad *ex. Verdun* et ses ruelles adjacentes jusqu’à L’APC. On assiste tous les jours à des bagarres sans merci pour occuper de nouveaux espaces. Certains prennent du plaisir devant leurs marchandises à jouer sans gène ni peur avec leurs couteaux en se vantant des marques et de la longueur des lames et de leurs tranchants avec une humeur bourrue.

La ville est livrée aux batailles des arènes où seuls les plus forts subsistent. Pas plus tard qu’hier, en plein jour devant tout le monde, un squatteur ne s’est nullement gêné de frapper un autre avec son couteau sous l’oreille le laissant gisant dans son sang. Et personne ne dit rien à haute voix. Tout le monde se contentent d’un bouillonnement interne, devenu plus tumulte que d’habitude dont aucun ne peut retenir un sanglot. Le pauvre regardait son sang coulé avec une gueule terrible,  il cacha sa tête avec ses mains en bougeant à peine de long en large, égaré et cria au secours.

Le chaos semble puiser toute énergie aux convenances à une vie tranquille, tout désir de sortir même pour des obligations, loin de se promener. Et La circulation fait bien rouler les événements vers l’explosion. Une agitation en perspective comme pour bien dessiner la situation réelle de la société.

Dans ces artères, loin de la coupole déjà infestée, gare à ceux qui se sentent chez eux dans un paradis, tous ces vendeurs sont armés jusqu’aux dents pour défendre, se défendre et déposséder d’autres espaces à vendre au nécessiteux désirant joindre l’arène. L’absence des autorités et de l’état a permis l’émergence d’un parasite social auto-gouvernant plus déterminé que jamais à s’offrir dans la vengeance contre un système son propre paradis dans l’enfer.

Le port d’une arme blanche est passible de prison, son utilisation pour coup et blessure est d’un délit plus grave. Comment alors expliquer cette anarchie ? Est-ce que c’est une liberté ou un laxisme ou bien, une façon d’occuper le citoyen pour se libérer de ses préoccupations ?

Cette scène est vécue particulièrement à l’approche des élections. Les élus qui tiennent maladivement à être réélus deviennent spectaculairement cléments en permettant même l’anarchie pour acheter ces voix perdues dans ce désordre. Malheureusement un désordre n’arrange ni la société ni son espace. Hier c’était la coupole, aujourd’hui c’est toute la ville qui est menacée. Les services de L’APC et L’APW ont recensé 595 vendeurs, ils sont plus de 1000. Ce qui inclu que ce problème ne sera jamais résolu.

Les intérêts sont étroitement liés à ce mouvement électif saisonnier. La chance peut ne jamais revenir, pour cela, les cavaliers à la course sont disposés à oublier leurs proches que de perdre des avantages dont ils deviennent complètement dépendants et même malades. Seulement dans cette inconscience, la situation s’empire  davantage et les sacrifices seront inestimables.

One thought on “L’informel, et… ! Et si les réélections sont la cause !”
  1. LE PETIT PARIS DEVENU GRAND ‘’COURI ‘’

    La vacance totale des autorités a fait apparaître un dérapage d’une situation non maîtrisée d’avance à force de voir ce qui est entrain de se passer franchement c’est la loi de la jungle le système pris dans son encerclement laisse la gestion du pouvoir guidé nouée par l’anarchie menant le centre ville au désastre personne n’y croit pourtant c’est du réel ,
    Une pression Qui ne cesse de s’empirer de jour en jour qui aveugle la réglementation plongée dans un sommeil d’où le rêve lui échappe aux régules , l’impuissance de l’administration du secrétariat général de la gestion communale et ses servant s’esquivent enfermés dans ses bureaux ne sachant plus quoi faire devant une telle situation catastrophique non maîtrisable ,un état de fait qui génère tous les fléaux , et pourtant ces gens là cherchent qu’à travailler mais de quelle manière et sous quelles conditions ! les élus sont à la recherche d’un nouveaux parti le blanchissement est à l’ordre du jour la course ne fait que commencer l’autorité de wilaya ne sait sur quel pied danser encore plus une insécurité totale qui pousse l’informel à la violence à l’agression parfois il m’arrive de me demander « es ce un héritage des conséquences de la décennie noire qui mène le pays à la dérive tout ce qui plane n’est pas du tout logique il y a quelques chose cachée derrière tout ça QUI GERE QUI !

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