SALMAN RUSHDIE, UN SIMPLE EXEMPLE

Plus qu’un homme ou un écrivain, Salmane Rushdie est celui qui incarne le mieux une pensée qui domine chez une grandes partie des intellectuels musulmans que l’on qualifie de “Kemalistes” en référence au président turque Kemal Atatürk. Ces intellectuels qui se disent modernistes, sont convaincus que la modernité passe forcément par l’occidentalisation et que l’occidentalisation implique l’abandon total de la culture, des valeurs et des institutions musulmanes qu’ils jugent rétrogrades et incompatibles avec la modernité. Pour la même raison, ils poussent leur logique jusqu’à prôner l’abandon de la langue arabe, ou du moins sa relégation au second plan, au bénéfice de la langue anglaise; langue de la science, du progrès et de la modernité.

On peut citer comme exemple parmi les intellectuels algériens :

– KAMEL DAOUD, dont toute l’œuvre post-oranaise (ou post-Meursault) est axée presque exclusivement autour de la sublimation de la culture et de la civilisation occidentale, avec comme moyen une attaque frontale et une tentative de dénaturation et d’anéantissement de tout ce qui se rapporte à ce qu’il appelle d’une manière peu élogieuse: “Le monde dit arabe” et “La géographie d’Allah”. Pour bons et loyaux services, la France en a fait un citoyen, un enfant modèle de la République assimilationniste. Dans son conflit en sourdine avec l’islam, elle trouve en cet “‘intellectuel qui secoue le monde” un bon r-allié, le meilleur témoin à charge dans le procès en cours.

-AMINE ZAOUI le transfuge, le nomade. Avec moins de talent et autant de hargne, il œuvre dans le même sens de la glorification de l’occident et de ses valeurs, tout en s’attaquant à la culture Algérienne, arabe et musulmane, d’une manière très provocante, à la limite du délit d’injure et du dénigrement du dogme et des préceptes de l’Islam. Tout cela dans l’espoir d’avoir lui aussi sa fatwa, son billet pour un statut de réfugié, une nationalité et une identité nouvelles.

Pourquoi le qualifier de transfuge ? Parce que de baathiste-panarabiste-arabophone, il s’est reconverti, dans le tard, au français et à l’occidentalisme, abandonnant son héritage et ses acquis culturels de plusieurs décennies. Et, en bon nouveau converti, il se montre plus virulent à l’égard de l’Arabité et de l’islam que ne le sont leurs adversaires les plus acharnés.

-YASMINA KHADRA à qui on reproche de verser dans l’apologie des biens faits de la colonisation et de faire une propagande subtile et romancée de la vision occidentale du terrorisme. En tous les cas c’est un occidental d’esprit, de cœur, de langue et de choix de vie qui, me semble-t-il, n’hésiterait pas à choisir l’occident si on l’obligeait à choisir une seule identité. Est-il pour autant de la même espèce que les deux précédents ? Il est plutôt soft. Il ne renie pas son identité culturelle, il l’a valorise plutôt. Il ne renie pas sa foi, il se dit musulman pratiquant, contrairement aux deux autres qui affichent leur hostilité à l’Islam. Et même si dans son œuvre il fait l’apologie de l’occident, en revanche il ne s’attaque ni à l’Islam ni à l’arabité, ni à l’héritage culturel arabo-musulman. Et s’il fait montre d’une passion pour l’occident, en revanche il ne verse pas dans la mortifère “haine de soi”.

À côté de ses “Kemalistes” se trouve une deuxième catégorie d’intellectuels qui ne s’opposent pas à la modernité, bien au contraire, mais qui la veulent sans l’occidentalisation, c’est-à-dire en préservant la culture d’origine. Je crois que c’est le cas de la très grande majorité des intellectuels, qu’ils soit musulmans pratiquants ou non, arabophones, anglophones ou francophones. Il y’a même cette tendance chez certains islamistes “alpaga” qui n’hésitent pas à utiliser de manière ostentatoire tout le luxe de la modernité occidentale, allant des fois jusqu’à choisir l’occident comme refuge définitif et comme destination finale pour leurs rejetons.

Reste enfin la troisième catégorie, celle qui croit à la supériorité de la culture musulmane et qui, par conséquent, rejette totalement l’occident ennemi et sa modernité qu’elle diabolise, le jugeant immoral et décadent, et qui voue une haine féroce pour tout intellectuel de la première catégorie qu’elle juge hérétique.

Pour la troisième catégorie, Salman Rushdie, en s’attaquant au prophète salla Allah 3alayhi wa sallam, ajoute à l’occidentalisme honni, l’hérésie, l’apostasie et l’inimitié. Il incarne à ses yeux le mal absolu dont le corps peut servir de pont pour accéder au paradis, de la même manière avec laquelle lui-même s’est servi du corps de l’Islam pour accéder à paradis occidentale. D’autres que lui on subi le même sort ou un sort plus grave, je pense à l’égyptien Faradj Fouda et à la fatwa sans suite de Hamadache contre Kamel Daoud.

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